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Vendredi..... 24 sept 2010
Après le départ de Marilou, Caro est venu frapper chez Pascal. Je n’avais pas à me cacher, j’étais sûre qu’elle savait déjà que j’étais là. Pascal est sorti discuter avec elle.
Je n’entendais pas grand chose de leur discussion, je voyais seulement que
ça n’avait pas l’air de se passer très bien pour Caro. Elle avait essayé de le toucher, Pascal avait retirer ses bras et la maintenait à distance. Je le voyais secouer la tête pendant qu’elle
parlait et reculer, chaque fois qu’elle s’approchait. Caro s’était mise à pleurer quant Pascal a tourné le dos pour rentrer. Ca avait dû lui
faire quelque chose, parce qu’il s’est retourné pour aller la consoler. Il l’a ensuite raccompagnée jusqu’au bout du jardin, au bord du lac.
Pauvre Caro, j’avais quand même de la peine pour elle. En d’autres circonstances, je lui aurai surement proposé de rester, mais là... désolée Caro...
Je crois qu’on a dû s’endormir vers les 3h du matin. Pascal sera crevé, ce n’était pas de ma faute, il n’y a rien eu à faire pour qu’il soit raisonnable. c’était aussi assez difficile, sinon
impossible de lui résister. Puis, il restait si peu de temps, j’étais comme une énorme batterie qui avait besoin d’emmagasiner tout ce que je pouvais. Malgré le fait que j’avais envie que le
temps s’arrête, j’étais assez impatiente d’arriver au vendredi soir pour savoir si Pascal avait, comme prévu, tout bouclé au boulot et si on pouvait passer
la semaine prochaine ensemble...
Mince, je me sens si bien avec lui, j’aimais tellement dormir dans ses bras, comment j’allais faire quant il ne sera plus là? Pour finir, je me mettais même à envier Jessica, elle l’aura pour
elle toute seule, 24h sur 24. Elle aura tout le temps devant elle pour le faire tomber à nouveau amoureux d’elle, j’avais bien peur de le perdre. En fait, je l’avais déjà perdu, dès le moment où
son père avait décidé de l’envoyer en Allemagne, je l’ai perdu.
Quant il est parti au boulot, nostalgique, mon regard s’est promené d’une coin à l’autre de l’appartement le coeur serré, il allait me manquer, sa présence, son appart, tous ces souvenirs perdus
dans ces mûrs. Ca allait être très dur. Il n’y aurait plus de petits billets d’amour qu’il avait l’habitude de me laisser dans tous les coins de l’appart, plus de “I Love U” sur le mirroir de la salle de bains. Je ne pourrais plus voir son adorable sourire et toutes ses petites mimiques, plus personne pour me
serrer si fort ou me faire croire que j’étais la seule et unique merveille du monde. Sa manière d’avoir toujours besoin de me prendre dans ses bras, ou de me toucher allait me manquer à mort, et
aussi sa façon de me serrer dans ses bras pour dormir, de me chercher de la main dès que je m’éloignais, ses lèvres si sensuelles et douces... J’ai pensé que c’était l’avant dernier vendredi
qu’on passait ensemble et j’ai eu les larmes aux yeux.
Je devais me dépêcher, j’avais un rendez-vous de boulot... J’espère que ça allait marcher... Ensuite, je me suis tapée une sieste, j’étais raide et je voulais être en super forme le soir.
J’espèrais lui faire passer une soirée inoubliable, mais c’était foutu, Thomas avait prévu, après son match, une petite pré-soirée pour Pascal. Quelle pou- assssse!
Thomas a voulu savoir comment Pascal avait réagi après le coup de fils
d’Ethan... Le coup de fils d’Ethan??? Je n’étais pas au courant!!! En fait, de retour en Angleterre, Jess s’était plainte de douleur au
ventre, elle avait raconté à Ethan la manière dont Pascal l’avait traitée, et Ethan avait appelé Pascal. En tous cas, Pascal n’avait rien montré, aucun signe. Quel petit cachotier! Je pense qu’il
n’avait pas voulu m’inquiéter ou, ça ne lui avait rien fait?
Le soir, dépitée, je suis restée à un peu à l’écart, enregistrant dans ma mémoire des images de lui, à le regarder parler avec ses potes, les petits clin d’oeil qu’il me faisait, comme ses
sourires et ses éclats de rire. God que je l’aime lui!
Pascal voulait que je reste près de lui, mais j’ai préféré rester assise au bar avec Thomas. Près de lui, j’aurai été trop près pour pouvoir le dévorer des yeux. De loin j’avais une meilleure
vue, et aussi, j’avais moins de chance qu’il ressente ma tristesse cachée sous un sourire joyeux. Caro était collée à ses basques comme
d’habitude, à 1 ou 2 reprises elle lui a chuchoté quelque chose à l’oreille, Pascal l’a regardée de travers et lui a répondu à l’oreille aussi. Je trouvais chou même sa manière de se pencher...
grouuuuh, je suis grave! Caro a essayé d’enfiler sa main dans la sienne, gêné Pascal a retiré sa main en regardant autour de lui, puis Pascal est venu se
réfugier vers moi. Discrètement il m’a pris la main, mais à peine 5mn après, il me faisait de petits bisous dans la nuque, ce qui me donnait envie de lui sauter dessus. Ou il
avait trop bu, ou 1x de plus, il oubliait toutes les règles de discrétions!!!
On fêtait son dernier jour de boulot, Pascal avait posé les plaques aujourd’hui même si cela avait grandement contrarié son père. On avait toute la semaine prochaine à nous, je me réjouissais
trop fort. A peine arrivé en boîte, Pascal voulait rentrer, alors on s’est éclipsé en douce. Il est vrai que je n’avais qu’une envie, d’être
absorbée par lui, noyée dans ses bras, alors je l’ai suivi sans arrière pensée. Entre ses mains, je n'étais qu'une femme amoureuse.
Thomas avait essayé de me prévenir de faire attention, de me forcer à me détacher de Pascal sinon j’allais souffrir. Mais j’étais sourde...
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------ Il me manque déjà! - (267) - ven.24.sep.10 ------
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