Mardi... 21
sept. 2010
On avait presque pas fermé l’oeil de la nuit et le matin est arrivé bien trop tôt, si j’étais fatiguée,
Pascal l’était tout autant. On était parti un peu sur les chapeaux de roues de Gstaad, Pascal devait encore passer chez lui pour se changer. Pascal aurait voulu qu’on mange ensemble à midi, je
le voulais aussi, mais faut pas exagérer, on se voyait déjà le soir.
Normalement, Pascal avait l’entraînement avec son ex-équipe, mais il n’avait pas envi d’y aller ce soir et
voulait plutôt passer une soirée tranquille à la maison.
J’ai voulu lui faire une surprise et avant qu’il ne rentre du boulot, j’ai été nous préparer un petit truc à manger.
J’avais pensé que Jess était repartie pour l’Angleterre après avoir quitté le chalet, mais je me trompais. En début d'après-midi, elle est passée chez moi pour parler. Jess voulait être sûre que ce
serait fini, que je sortirais définitivement de leur vie dès que Pascal quitterait la Suisse, elle voulait qu’ils repartent à zéro et j’étais toujours dans leurs pattes. Elle me demandait de
respecter leur couple, et si je tenais un temps soit peu à Pascal (culot!), que je lui fiche la paix,
Pour elle, j’avais donné de mauvaises habitudes à Pascal,
que je ne m’en rendais peut-être pas compte, mais je le détruisais, je détruisais sa vie. Pascal avait toujours été ce garçon droit comme un “i”, bourré de principes, fidèle comme une montre
suisse et je l’avais changé. Jess voulait que ça cesse, donc elle pensait que la meilleure chose pour lui est que j’accepte de le laisser partir, sinon un jour, il pourrait me reprocher tout
ça. Je lui ai dit que je savais pertinemment que ce serait fini dès qu’il partira, qu’elle n’avait pas besoin de me le dire, on avait déjà discuté avec Pascal, c’était assez clair pour moi.
Jess m’a dit avoir aussi discuter avec lui, et Pascal semblait vouloir encore
"jouer" avec moi avant de partir, alors elle avait décidé de lui faire ce plaisir, elle partait. Elle voulait juste me faire mal en me rappelant que je n’étais qu’une
aventure, une petite anicroche dans sa vie, que je devais bien me rendre compte que je ne pourrais jamais être autre chose. Elle savait aussi pour Thomas mais, elle n’en avait rien dit à
Pascal. Elle voulait faire planer la menace au dessus de ma tête, si je continuais à me mettre en travers de son chemin, mais, je savais que Thomas ne dirait rien. Sa menace ne m’atteignait
pas.
J’étais un peu déprimée, il restait environs 10 jours avant le départ de l’amour
de ma vie, et ça me rendait malade. J’avais un énorme noeud à l’estomac. Mon cerveau avait enregistré le renseignement, mais une autre partie de ma tête refusait d’admettre
que ça allait vraiment arriver. L’idée de son départ m’était insupportable.
La journée, je voulais me reposer mentalement, j’avais des tonnes de données à trier dans ma tête, et aussi, effacer la conversation avec Jess de ma tête. Je savais bien qu'elle essayait de me blesser, mais quand même, elle réussissait à
atteindre la cible. Mais bon, je n'allais pas lui donner le plaisir de le lui montrer. Je devais aussi penser à remercier Thomas de lui avoir dit qu’il ne s’était rien passé. Pascal a cru sans
broncher ce que Thomas lui avait affirmé, il n’avait même pas jugé utile de me demander de le confirmer. En pensant que je l’avais trahi, Pascal avait préféré quitter le chalet. Hum, quant je
pense que la preuve de sa trahison à lui se trouvait dans le ventre de
Jess! Grrr, zut, je ne voulais plus penser à tout ça.
Le soir on a mangé à la maison. C’était vraiment chouette de manger devant la cheminée, de se sentir seuls au monde. Pascal est toujours tellement câlin que je me sens si bien, comme si j’étais
au paradis. Pourtant, c’était difficile d’oublier
l’échéance de la fin du mois. Je sentais que j’allais avoir du mal à cacher ma détresse, c’était un effort de tous les instants. Je ne savais pas si j’arriverais à m’en
remettre, à m’habituer à l’idée ou à son absence... J’avais peur.
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------ J'ai peur... - (264) - mar.21.sep.10 ------
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