Lundi... 20 sept
2010
Jess n’était pas contente, ça c’était peu dire et c’était normal. Je ne pouvais pas supporter de passer les
prochains jours sans Pascal, c’était au-dessus de mes forces. J’avais voulu
qu’il réagisse, il l’a fait, je voulais savoir si malgré tout, il tenait à moi un peu plus que peu, je me suis rendue compte que oui.
Je l’ai laissé avec sa femme et je retournée rejoindre Thomas. J’avais prévu de ne sortir qu’1 petite heure et de retrouver Pascal plus tard. Il était préférable de le laisser régler les choses
avec Jess. Thomas n’a pas été très surpris par la réaction de Pascal, apparemment, ils avaient eu une petite discussion. J’avais bien fait de retourner vers Thomas, ça lui a fait plaisir de voir que je ne le reléguais pas
au rang de 5ème roue du char. Je crois que ce qui lui faisait surtout plaisir, c’est d’avoir l’impression de compter vraiment et que ses sentiments comptaient aussi. Son humeur maussade a vite
disparu.
On a dansé et rigolé avec les autres, j'étais de bonne humeur, j’étais hyper soulagée que Pascal ne m'ait pas tout simplement jetée tout à l'heure. J’étais
tellement détendu qu’il n’a suffit que d’1 verre pour que l’alcool me monte direct à la tête. Et aussi, j’étais impatiente de rentrer le retrouver. Tout le reste, la sortie elle-même, tout n’était que du remplissage, question de m’occuper en
attendant...
Quant j’avais été parlé à Pascal, Jess et lui se préparaient à aller se coucher, alors j’ai été un peu surprise de voir Pascal débarquer en boîte, et surtout rester. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais j’ai appris que Jess était rentrée.
Clair que j’ai évité de me montrer trop curieuse en posant des questions.
A peine 1h plus tard, on rentrait au chalet tous les 2.
On est pas descendu avant midi. D’habitude le matin, Pascal sortait souvent faire son jogging, mais pas ce matin. On avait passé une grand partie de la nuit à... et à discuter. On avait pleins
de choses à se dire, mais la seule chose qui comptait est que Pascal m’aime et que je l’aime. Ciel, parfois, je me demande bien ce qu’il peut bien aimer chez moi!! La la, ça y est, je recommençais avec mes doutes!
On a traîné avec les autres, participé aux activités, en attendant avec impatience que tout le monde s’en aille. Vers 16h, enfin, on avait tout le chalet pour nous. On avait décidé de passer la
nuit au chalet et rentrer demain matin. Pascal passerait se changer avant d’aller au boulot. On supposait que Jess serait déjà repartie en Angleterre. Ca lui évitait un face à face
désagréable.
On a beaucoup parlé; on s’est raconté les phases par lesquelles on avait passé, les questions qu’on s’était posé, les tortures qu’on s’était mutuellement infligés, sans compter à nous mêmes. Pourtant, Pascal a soigneusement éviter de mentionner
la soirée précédente, et moi, ça ne me gênait pas d’éviter le sujet. J’ai encore voulu jouer à la grande en spécifiant qu’à la fin du mois, quant il partira pour l’Allemagne, ce sera fini. Je
voulais tirer un trait sinon j’allais souffrir.
Je lui ai dit que j’avais plus d’1 fois pensé à lui demandé de rester, mais j’étais consciente qu’il ne pourrait pas alors je n’avais rien dit. Pascal aussi avait pensé plus d’1x envoyer tout
balader et rester. Il n’avait vraiment pas envi d’aller là-bas et j’ai trouvé la force de l’encourager. Je ne me rendais pas compte que l’idée de partir le désespérait, j’avais toujours pensé,
je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, que ça ne le perturbait pas plus que ça. J’avais tord, il était triste. Pour la 1ère fois, il m’a avoué que la grossesse de Jess le terrifiait, il se sentait piégé, coincé
et malheureux. Il ne voulait pas qu'on se sépare, mais comprenait mon besoin de commencer autre chose, même si ça le rendait encore plus malheureux.
C’était bon de se retrouver enfin seuls et de passer une soirée en tête à tête...
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------ Sans toi, je ne suis rien - (263) - lun.20.sep.10 ------
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