Dimanche..... 19 sept 2010  - 262

 

J’avais appris en rentrant au chalet hier soir, que Jess était là aussi. Elle ne s’était pas sentie très bien et s’était couchée tôt laissant Pascal sortir tout seul. Je ne savais pas que Jess était encore ici, en Suisse, encore dans mes pattes. Pourquoi est-ce qu’elle ne restait pas en Angleterre? J’ai appris plus tard que c’était Pascal qui lui avait demandé de rester au chalet.

Le lendemain, Pascal n’était pas là, il était parti. Il avait quitté le chalet, sans un mot. J’avais bien peur qu’il soit très déçu de ma part, et même carrément fâché contre moi. Caro poussait une tête long de 3 pieds. Elle voulait rentrer et cherchait désespérément quelqu’un qui voulait bien la ramener. Rhoo la la, je ne pouvais quand même pas moi aussi quitter le chalet, Thomas penserait immédiatement que c’était pour aller le rejoindre. J'étais complètement dévastée.

Moi qui pensait redescendre dans la journée, Pascal m’avait devancée!

Pascal avait passé la soirée à essayer de capter mon attention. D'après Caroline, après que je sois montée en compagnie de Thomas, apparemment Pascal avait attendu dans les escaliers que je ressorte de la chambre de Thomas.

Pascal n’avait pas osé venir me chercher. Caro m’a dit qu’il avait été agressif et qu’à un moment donné, qu'elle avait même cru qu’il avait les larmes aux yeux. Il n’avait pas quitté la porte des yeux et faisait même les 100 pas dans le couloir. Elle l’avait même surpris à 1 ou 2 reprises à 1m de la porte, il avait eu l’air bloqué, comme s’il n’osait pas franchir le petit mètre qui le séparait de la porte. Alors Caro m’a demandé s’il s'était passé quelque chose avec Thomas, quelque chose que Pascal aurait peut-être entendu et qui l’avait empêché de frapper à la porte?

Oh my God! j’espère qu’il n’avait rien entendu, j’avais mal jusqu’au plus profond du cœur. Tout marchait selon mes plans, sauf le départ de Pascal. Je ne pensais pas qu’il serait parti, j’espérais une autre réaction. Je n’avais pas planifié non plus de coucher avec Thomas, c’était arrivé comme ça. Pourquoi les femmes devraient être plus raisonnable et réfléchi que les hommes, hein?

J’aimais Thomas, mais c’est Pascal qui me fait perdre la tête et que j’aimais jusqu'à la limite de la folie...

Je me sens mieux dans ma peau avec Thomas, Pascal me faisait perdre mes moyens. Avec Thomas, j’étais calme, à l’aise, confiante, je peux le rejoindre partout sans trembloter comme une collégienne débile. Ça ne veut pas dire que je ne ressens rien, bien au contraire, mais c’est un amour plus pondéré, plus rassurant. J’ai le cœur qui bat de le retrouver, mais pas de manière désordonné, avec sueur froide et tout le reste.

Quant Thomas me prend dans ses bras, ça me fait frissonner de partout, quant je l’attend mon cœur bat la chamade. J’aime faire l’amour avec lui, il est rassurant et tendre. Il est absolument à la hauteur. J’aime ses expressions, son odeur, son toucher, sa peau, j’aime comment je me sens quant je suis prêt de lui... Mais avec Pascal, tout est amplifié, je suis complètement éblouie, je n’ai plus le contrôle de mes émotions, ça part dans toutes les directions. Arghhh, je suis perdue...

Thomas était prêt de moi quant Caro m’a raconté tout ça, et il m’a embarquée par le bras dans la bibliothèque.

  • Vas-y... Je sais que tu as envie d’aller le retrouver... Vas-y.
  • Non, je...
  • Ça ira... Je savais très bien depuis le début. Tu ne me dois rien, je sais que tu l’aime. Je peux attendre.

Comment ne pas l'aimer? C'était tellement chou. J'imaginais bien qu'il devait se sentir floué, il me devinait si bien! Puis il a souri en prenant les choses à la plaisanterie.

  • Je savais bien que je ne pouvais espérer que quelques miettes par-ci, par là. Je sais que je n’ai aucune chance face à lui.
  • Arrête tes bêtises, c’est pas...

Puis en reprenant son sérieux;

  • Puis, il va bientôt s’en aller, moi je serais là... Tu vois, je peux bien attendre. Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver n’importe quant... Merci pour l’effort, mais je sais très bien que tu as envie de lui courir après. Je ne veux pas que tu reste là en espérant être ailleurs. Après tout, on ne sort pas ensemble, alors vas-y avant que je ne débite encore plus de conneries.

Arf, je ne pouvais pas aller lui courir après, ça ne faisait pas parti de mes plans. Si Pascal avait choisi de partir, c’était sa décision, je ne pouvais rien y faire.

J’avais pensé que Pascal et Jess étaient parti ensemble, alors que ne fût ma surprise de voir Jess débouler dans le salon. J’ai failli avaler mon bouquin. Si j’avais su que Jess n’était pas avec lui, je lui aurai certainement couru après?  Non. Non, parce que ça ne faisait pas partie de mes plans. J’avais bien pensé que Jess allait nous gratifier de sa présence ce week-end, et je voulais forcer Pascal à clairement montrer où son cœur penchait; elle ou moi! Je voulais le faire réagir... Malheureusement, il était parti.

Dimanche après-midi, je me suis effondrée dans ma chambre pour faire une longue sieste. Mais c’était probablement aussi pour endormir l’angoisse et la désespération. Pascal était parti, et du coup, c’était comme si l’endroit avait perdu tout attrait. Mais c’était passager... après une bonne sieste, je serais à nouveau d’attaque.

Thomas était absolument adorable. Je me sens toujours super à l’aise avec lui, je n’ai aucun problème pour aller vers lui et tout. Par contre, on est devenu un peu plus familier, on se touche beaucoup plus par de petits gestes affectueux. Ces gestes affectueux de sa part m’attirait vers lui, et me donnait de plus en plus envie d’être près de lui. Comme Pascal n’était pas là, je laissais Thomas m’approcher plus volontiers, tout en gardant une certaine distance.

On a fait a manger à la maison et on s’est lancé dans une partie de mimes... God c’était drôle. On était tous mort de rire tellement que certains mimes sont délirants à faire. Non mais, miner la Tour Eiffel.! Caro nous a fait mourir de rire avec son mime de l’âme. Hihihihi... Moi ce n’était pas mieux... Mimer un train!!! Et sans le son!!!


A la surprise générale, Pascal est arrivé, là, au milieu de notre jeu. J’avais pris mes aises et m’étais installée entre les jambes à Thomas. Rien que de voir Pascal, j’avais de nouveau le cœur qui partait en vrille! C'était vraiment ce qu'on appelle "une fatale attraction". Dès qu'il apparaissait, mon regard convergeait vers lui, tous mes sens sont en alerte et je ne fais rien d'autre que palpiter.

Il n’avait pas l’air d’être dans un de ses meilleurs jours, il avait la mine renfrogné et restait à l’écart, ne parlant à personne.

Jess, sa femme s’est approchée de lui et je ne sais pas ce qu’il lui a baragouiné, mais elle a très vite repris sa place sur le canapé. Pareil pour Caro. Il a suffit d’un regard pour qu’elle laisse ses fesses posés dans le canapé. Moi, ben, je restais dans mon coin et j’évitais de le regarder. Quant on a fait la pause café, Pascal a voulu qu'on parle juste 1mn et on a été dans le bureau.

Pascal a voulu savoir si je l’aimais, si je l’aimais malgré son prochain départ, malgré Jess et le bébé, malgré tout. La réponse était évidente, oui je l’aimais, quelle question et malgré tout ça. Il voulait savoir si je préférais qu’il me fiche la paix, si c’était le cas, je n’avais qu’un mot à dire et il me laissera tranquille. Là aussi, la réponse était évidente, mais j’ai menti;

  • Je veux que tu me laisse tranquille, oui absolument. Je passe toujours après ta femme, après tout le monde. Et de toute façon, c’est fini, non? Dès que tu partira, je ne te reverrai plus, alors oui, je veux que tu me foute la paix, retourne vers ta femme et amusez-vous bien.
  • C’était bien ce que je pensais... Je suis désolé de t’embêter...

Mince, il avait l’air si triste et moi, je tremblais de la tête aux pieds. J’ai regretté presque immédiatement d’avoir dit ça. Non? Je ne voulais pas qu’il me laisse, au contraire, je voulais qu’il me poursuive jusqu’à plus soif, qu'il me harcèle  à mort. Au contraire, je voulais passer chaque seconde avec lui, même si je savais que je ne le reverrai plus, ou que la prochaine fois, il aura peut-être un bébé dans les bras. Je ne voulais pas qu’il parte, et même, et malgré, je voulais faire partie de sa vie d’une manière ou d’une autre.

Thomas attendait derrière la porte quant je suis sortie du bureau. Malgré les tremblements qui me secouaient, je lui ai fais un grand sourire et on est parti rejoindre les autres pour continuer notre partie.

Pascal est revenu au salon et s’est assis à l’écart. Paul a arrêté de jouer pour aller vers lui. Moi, j’évitais de le regarder et faisais mon possible pour paraître suivre le jeu et m’amuser. Mais, comme j’étais assise entre les jambes de Thomas, il a ressenti mes tremblements et m’a serré les doigts. C'était réconfortant, il est vraiment trop chou! Je ne voulais pas le regarder et qu'il remarque mon désespoir. J'évitais aussi de regarder qui que ce soit, pour ne pas voir les gros points d’interrogations dans leurs yeux.
Puis Pascal et Paul ont quitté le salon, Jess et Caro sur les talons.

Impossible d’arrêter les tremblements, même quant on est sorti prendre un verre au Clochard. J’avais froid. Le savoir à quelques pas, d’entendre sa voix, de deviner sa présence juste à côté me faisait mourir sur place. J’avais envie de me tourner vers lui et lui dire que j’avais menti, j’acceptais n’importe quoi, et que tout ce que je voulais; c’était lui. Mais, j’avais honte, je ne pourrais jamais faire un truc pareil. Thomas m’observait discrètement, je crois que je devais avoir les joues en feu et le regard perdu.

Pascal a discuté un moment avec Thomas. Je me suis éloignée. Je pensais qu’en m’éloignant, je m’éloignerai aussi de mes sentiments, mais rien à faire. Pascal et Jess n’avaient pas envi d’aller en boîte, ils sont rentrés au chalet.

Dans la voiture, alors qu’on était sensé partir en boîte, Thomas m’a demandé si c’était vraiment ce que je voulais. Il savait ce qui s’était passé avec Pascal et m’a demandé si je ne préférais pas qu’il me dépose au chalet? Il pensait que j’avais des choses à régler, que ce serait mieux que de continuer à trembler comme une feuille ou de tirer la tête. Personne n’était dupe.

Thomas avait raison, j’avais fait tout ça pour faire réagir Pascal et quant il le fait, je l’envoi balader? J'étais vraiment une pauvre idiote. Mais voilà, comment me rattraper? Et il n’était pas seul, Jess était avec lui. Mais je ne pouvais pas le fuir, je devais lui dire ce que je ressentais; je voulais être avec lui... Quant j’ai pris la décision de retourner au chalet, les tremblements ont cessés et au lieu du froid, je pétais de chaud!

Comme une droguée, je suis partie à la source chercher ma dose... J’ai été frapper à la porte de leurs chambres...

C’est Jess qui m’a ouvert. Ils se préparaient à aller se coucher. Je n’ai pas entendu un mot de ce qu’elle disait, je cherchais Pascal des yeux. Torse nu, Pascal sortait de la salle de bain, les cheveux mouillés. Dès qu'il m'a vue, debout à la porte de leur chambre, avec mon air de chien battu, il s'est précipité vers moi.

Je n’étais plus très consciente de ce qu’il y avait autour, ni ce que faisait Jess, ni si elle était là, à côté de lui ou pas, ni s’il y avait du monde ou non dans les couloirs... Je lui ai dit que je lui avais menti, que je ne voulais pas qu’il me fiche la paix, au contraire, je voulais qu’il me harcèle... Au milieu de mon discours, j’ai juste senti ses bras se refermer sur moi, puis il m’a embrassée. Et là, j’ai perdu pieds, et la mémoire et tout le reste. Pascal m’a emportée dans sa chambre dans l’attique et ce n’est que quant Jess a débarqué que je suis un peu redescendue sur terre.

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------ Harcèle moi stp! - (262) - dim.19.sep.10 ------

Par JaneDo
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