Samedi..... 18 septembre 2010

 

J’ai déjeuner avec ma soeur et mes 2 nièces. Kachouka et moi avions dû descendre les escaliers à pas de loups pour éviter que ma voisine du rez nous chope au passage. On est arrivé chez ma soeur vers 11h. Je pensais être de retour chez moi pour dormir un peu et me préparer à aller au chalet, mais ça ne s’est pas passé tout à fait selon mes plans.


Lilice et sa mère ont commencés à se prendre la tête, et je me sentais obligée de jouer les tampons. Je devais aller dans le sens de l’une ou de l’autre par intermittence, équitablement. Pffffou, comme si j’avais envie d’entendre crier!!!

C’est fou comme la plupart du temps les gens ne s’écoutent pas Chacun parle dans son coin, c’est lamentable, comme si elles étaient chacune sur une planète différente! De plus, ma soeur étant butée et têtue, ça n’aide pas! Bref, au lieu de rentrer vers 13h comme je l’avais prévu, il était plus de 17h quant je suis arrivée chez moi. Grrrr.

Je me suis immédiatement plongée au lit, je n’avais dormi qu’env. 3h dans la nuit de vendredi à samedi! J’ai dormi jusqu’aux environs de 21h... Et il était un peu plus de 23h quant j’ai atterri au chalet à Gstaad.

En arrivant au Clochard, évidemment que j’ai tout de suite remarqué Pascal, mais aussi Thomas. C’était difficile de ne pas remarquer une bande de grands beaux mecs. Immédiatement je me suis mise en mode contrôle pour éviter que les palpitations de mon coeur, à la vue de Pascal, ne me fassent perdre mes moyens.

J’ai salué Pascal presque en 1er. C’était voulu. Les risques cardiaques ont frôlés le rouge quant il a passé son bras autour de ma taille pour me faire la bise. Mais, j’ai très vite repris le contrôle de mes émotions. Icy Jane était dans la place! J’ai salué les autres à mesures que je m’avançais vers Thomas, que j’ai salué en dernier et je me suis installée à ses côtés, tournant volontairement le dos à Pascal. Enfin presque, il me voyait de profil, si je voulais le regarder, je devais me retourner.

Ensuite, j’ai essayé d’oublier sa présence, mais j’avais des fourmis dans la nuque. Chaque fois que quelqu’un prononçait son nom ou que j’entendais sa voix, je frémissais de la tête au pied. Involontairement, j’arrivais à trier les voix, donc j’entendais presque tout ce que lui baragouinais Caro. La pauvre, elle tentait tant bien que mal de capter son attention, mais il semblait renfermé et distant. Pascal ne parlait pas beaucoup, mais, je l’entendais pouffer de rire de temps à autre.


Pour finir, il est venu se planter vers nous. Je lui ai souri comme si de rien n’était, comme j’aurai souri à n’importe qui attablé avec nous. Je souriais à la ronde, l’air calme et complètement à l’aise, mais intérieurement, c’était la tempête.

Vers les 2h du matin, ils ont tous voulu aller en boîte, et je voulais en profiter pour m’échapper et rentrer sur Lausanne. Rien à faire, Thomas ne voulait pas me laisser partir.

En boîte, je suis restée un moment accrochée au bar à discuter avec Layne. J’avais peur de me retrouver à la table avec Pascal, et surtout, très peur qu’il m’invite à danser. Me retrouver dans ses bras serait la fin des haricots. Trop risqué. Layne a voulu m’inviter à danser, mais j’ai prétendu avoir mal à la cheville. Ensuite, j’ai utilisé cette excuse tout le reste de la soirée. Je n’ai ni dansé avec Thomas, ni avec Pascal qui s’était empressé de m’inviter dès que les slows ont commencés. Je n’avais pas eu le temps de filer me planquer aux toilettes!

Pascal a essayé de me tirer à l’extérieur pour discuter, mais j’ai fait celle qui avait un verre dans le nez, et en rigolant, j’ai dit qu’il n’y avait rien à faire pour me faire bouger de ma place.

J’allais commettre une erreur après, mais sur le moment, j’ai seulement pensé à éviter de retourner dans ma chambre. J’étais presque sûr que Pascal chercherait à me voir. Donc, en rentrant, après avoir mangé un petit truc avec ceux qui étaient rentré en même temps ou avant, on s’est réfugié, Thomas et moi dans sa chambre pour blablater tout en grignotant des chips. Pour finir, je me suis endormie chez lui.

Je suis nulle... J’ai fait exactement ce que je ne voulais pas faire! Vraiment zéro la fille!

Après tout ce mic-mac pour éviter de penser à Pascal, je me suis soudain rappelée qu’il restait moins de 15 jours avant que Pascal ne disparaisse loin de moi... On était en pleine discussion, on riait... Thomas me racontait quelque chose de drôle et tout à coup cette pensée à traversé mon esprit et en plein rire, les larmes ont commencés à couler sur mon visage...

Je regrettais que Pascal ne trouve pas le moyen d’escalader mon mur pour me sauver de moi-même, de mon orgueil débile. Je pleurais bêtement sans pouvoir me contrôler. Thomas a voulu me consoler, il savait très bien ce que j’avais, alors il n’a pas posé de questions. Il s’est mis à m’embrasser et je me suis accrochée à lui, comme à une bouée de sauvetage. Inconsciemment, j’ai probablement pensé que le sexe, comme une drogue, me ferait oublier. Thomas ne s’est pas fait prié et sans penser plus loin, je me suis retrouvée dans ses bras. On a fait l’amour et c’était bien. Pendant quelques instant, je n’ai pensé à rien d’autre que Thomas.

Mais, ce n’était que temporaire. J’avoue que sur le moment, j’ai oublié ma peine et je me suis donnée à lui, corps et âme. Tout de suite après, le souvenir de Pascal est venu me hanter. La présence aimante et tendre de Thomas m’a rassurée un moment, mais l’anxiété ne me quittait pas. J’ai dû m’enfoncer les ongles dans les paumes pour ne pas hurler comme un animal blessé à mort. Thomas toujours aussi chou, me serrait contre lui. Je crois qu’il savait que je pleurais encore.

Je dois avouer que j’aurai voulu que Pascal vienne me chercher... Mais il n’est pas venu... Je me demande ce qu’il faisait? Et avec qui? Est-ce que je lui manquais autant qu’il me manquait? Et comment peut-on aussi facilement faire l’amour avec un autre quant on aime quelqu’un d’autre? C’était si facile, c’était dingue!

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------ Dans les bras d’un autre, pourtant je l’aime... - (261) - sam.18.sep.10 ------

Par JaneDo
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