Dimanche..... 21 mars 2010


Je n'ai personne avec qui parler de mes états d'âmes, de mes doutes, peurs et c'est sûrement pour ça que j'ai un journal intime que je planque sur le net. Ça évite qu'on tombe dessus malencontreusement, cacher sous mon matelas ou sous une pile de pulls, au fond d'une armoire. Dedans, je peux parler de mes peines, joies, laisser éclater ma colère, me faire ma thérapie, bref, je peux être moi et tomber le masque. C'est le seul endroit où je n'ai pas à jouer la forte, ni faire semblant que tout va bien et me forcer à sourire.

Mon journal, c'est aussi ma mémoire, l'endroit où je fais face à mes faiblesses, mes défauts, ma lâcheté...

Alors que Pascal était sorti faire son jogging, j'ai lu les messages et les conseils qu'on m'a si gentiment laissé dans mon journal et je me suis rendue compte que je devais arrêter de me voiler la face, qu'il y avait certaines questions que je devais avoir le courage de poser pour arrêter de spéculer. Je devais peut-être aussi, probablement, mettre Pascal au pieds du mûr et savoir de quel côté souffle le vent; c'est elle ou moi?

Pendant qu'il prenait sa douche, la tête pratiquement vide à cause de son adorable sourire et du contact de ses lèvres au passage, j'ai cherché comment entamer la discussion. Je n'avais pas encore réussi à rassembler mes esprits quant il a eu fini et ça n'a rien arrangé qu'il me serre dans ses bras comme s'il ne voulait plus jamais me lâcher.

Avant de perdre la tête et finir les 4 fers en l'air, je me suis jetée à l'eau!


    ◆    Je ne sais pas si c'est une bonne idée de parler de ça Jane... Une fois que les mots ont dépassés la pensée, on ne peut plus les effacer, ni les oublier non plus. Moi, par exemple, je préfère continuer à penser que tu n'as pas de sentiments pour Thomas, alors stp, ne détruit pas mes illusions...

    ◆    Je veux juste cette fois, que tu me dises la vérité, ensuite je mettrais tout ça dans un coin de ma tête, ou j'oublierai, mais j'ai besoin de savoir.


Apparemment, je n'étais pas la seule à me faire des idées.. Si je voulais utiliser le prétexte de Caro pour fréquenter d'autres mecs, il préférait arrêter de la voir, même s'il en avait pas envi. Pascal a hésité un temps qui m'a paru infini. Il se tenait près de la baie vitrée et n'a pas osé me regarder. Il a eu un grand soupir.


    ◆    Oui, j'ai des sentiments pour Caro... J'éprouve quelque chose pour elle...


Malgré ce qu'il avait dit jeudi soir, il n'avait pas envi d'arrêter de la voir (petite claque pour moi au passage). Je les avais rapproché (mouais bien fait pour ma gueule) et, il avait appris à la connaître. Il l'appréciait de plus en plus, aimait sa compagnie et avait commencé à réaliser qu'il avait aussi des sentiments pour elle. C'était un aller retour, paf paf, et ça ne faisait pas du bien.


    ◆    Depuis quant tu le sais? Ou quant est-ce que...?

    ◆    Je crois que je m'en suis rendu compte l'autre soir quant j'ai dit qu'il suffirait d'un mot et je ne l'a reverrai plus? Je crois que j'ai réalisé que ça me coûterait plus que je ne l'aurai pensé et je me suis mis à espérer que tu ne me le demande pas. C'est pour ça que j'ai tenu à te dire l'autre jour que je n'avais pas envi d'arrêter de la voir...

    ◆    Je vois... Je crois que c'est pour ça que tu étais si agressif et dur avec elle...

    ◆    Je sais pas... c'est possible... Tu dois me détester maintenant hein?

    ◆    Non...

    ◆    Huh... Maintenant je me sens horrible... égoïste, monstrueux...


Notre conversation a jeté un froid. Je ne pouvais pas ne pas me montrer un peu déprimée par ce qu'il m'avait dit. J'avais besoin de retourner ça dans ma tête quant je serais seule. Pour l'instant, ça n'imprimait pas. Je ne voulais pas faire la tête, ni y penser, alors je lui ai rappelé qu'on avait dit que ça s'effaçait aussitôt dit, et qu'on en reparlerait peut-être plus tard. Difficile. Quant il m'embrassait ou me serrait dans ses bras, je me demandais s'il pensait à elle? Crap.

Clairement, Pascal avait des sentiments pour Caro. Il n'a jamais dit qu'il était amoureux d'elle, ni qu'il l'aimait, mais c'était du pareil au même. Évidemment, ça avait de quoi couper mon appétit, alors je suis restée au café. Les œufs aux bacons ne passeraient pas, même fait avec amour!

Pascal n'a pas eu envi de revenir sur ce qui s'était passé entre Thomas et moi, il voulait juste que je sache qu'il en avait parlé avec Thomas. Il savait qu'il était mal placé pour oser me demander ça, alors j'ai promis que ça ne se reproduira plus, comme il l'avait aussi fait promettre à Thomas.

C'était moi qui l'avait incité dans ce trio, ce ménage à trois n'était pas son idée, même si, en fin de compte, il avait fini par apprécier. Par contre, lui ne pouvait pas supporter l'idée de partager sa copine avec qui que ce soit, même pas avec Thomas. Pascal voulait que je le sache, parce que si ça se reproduisait, se serait terminé entre nous.

Pascal avait de la peine à accuser le coup et ne voulait pas s'excuser d'avoir mal réagi après m'avoir trouvée au lit avec Thomas. Qu'il sache avouer ce genre de chose avec autant de candeur me faisait l'aimer encore plus et le regretter amèrement. Il m'en voulait encore et avait la trouille que je le fasse encore souffrir.

Par contre, il ne comprenait pas pourquoi je lui faisais croire que la présence de Caro ne me dérangeait pas, l'avoir encouragé à avoir des relations avec elle et ensuite lui faire un truc pareil, juste parce qu'ils étaient arrivés ensemble le jeudi soir? J'ai essayé de lui expliquer la différence à mes yeux de toujours arriver avec Caro et de passer la soirée ensemble, tous les 3, en toute intimité. Pour lui, c'était juste un prétexte pour me jeter dans les bras de Thomas.


Un long silence nous a séparé à ce moment de la discussion. On était dans une impasse. J'ai été la 1ère à rompre le silence pour essayer de le rassurer et lui promettre de ne plus recommencer. Pascal m'a fait promettre que, la prochaine fois que quelque chose me dérangeait ou me fait péter un câble, je devais lui en parler directement sur le moment et ne pas laisser les choses dégénérer.

On en est venu à parler de Caro; je voulais que ça marche entre nous 3. Je ne voulais pas qu'il fasse des choses qui risqueraient de me faire du mal, ni être tenue à l'écart, ni qu'il se passe des choses dans mon dos. Je ne voulais pas que notre "ménage à 3" se transforme en; Lui et Caro, et... moi dans mon coin à me ronger les ongles. Je finirais par être en dehors et reléguée au second plan. Je voulais toujours sentir et être sûre d'être la 1ère dans son cœur et il m'a assurée que oui.

Pascal ne savait pas très bien ce que je préférais savoir ou pas, j'ai essayé de lui expliquer, mais j'avoue que je ne savais pas très bien moi non plus. C'est là qu'il m'a demandé si par hasard, une fois, il allait la retrouver chez elle, sans rien me dire, sans que je m'en sois rendu compte, est-ce que je voulais qu'il m'en parle après? Hum, je n'en savais rien et je le lui ai dis franchement. Si je n'avais aucun moyen que ça me pète à la gueule, je ne voulais pas le savoir... je crois!

Là, il aurait pu choisir de me parler de sa visite chez elle samedi dernier? Il ne l'a pas fait. Pour finir, Pascal m'a juste pris dans ses bras et on a décidé d'en rester là pour aujourd'hui. Cela faisait resurgir mes peurs et me donnait envie de pleurer.

Tendrement enlacée dans ses bras, on a passé une journée tranquille en amoureux. On avait retrouvé nos marques.

En fin d'après-midi, quelques copains sont passés à la maison, ils ont fait de la musique, et ont joués pendant environ 2h. Pascal et moi les ont regardé partir, impatient de se retrouver à nouveau un peu seul. Hélas, ça allait être de courte durée. On a été interrompu par Caroline tapotant sur la sonnette de la porte chez Pascal. Elle avait vraiment l'art d'arriver au mauvais moment...

Elle avait bu et avait les yeux brillants... Pascal a essayé de lui dire que ce serait mieux si elle rentrait chez elle, mais elle a prétendu ne pas pouvoir...

Pascal avait juste enfilé un jeans pour aller ouvrir, je suivais derrière en peignoir. Elle dérangeait quoi! En lui parlant, elle le touchait et se collait à lui, faisant semblant d'être un peu plus saoule qu'elle ne l'était. Ça, je ne l'ai su que plus tard. Pascal la gardait gentiment à distance, mais avant qu'il n'ose lui demander de partir, elle s'était jetée sur le canapé et nous a demandé de ne pas s'occuper d'elle.

J'ai haussé les épaules, après tout, si elle voulait dormir sur le canapé...

Je ne sais pas à quel moment Caroline s'était glissée dans notre lit, je n'ai pas réalisé tout de suite qu'elle me touchait. Je ne me suis rendue compte de sa présence que quant elle m'a embrassée. Pascal me faisant l'amour alors qu'elle me caressait et jouait avec mes lèvres quant j'essayais de reprendre mon souffle. Je n'aurai pas su dire qui jouait avec quel partie de mon corps. C'était bizarre, mais je n'ai pas eu de mouvements de recul, je n'ai non plus pas réalisé que je n'avais pas cherché à savoir comment Pascal réagissait. Tout s'est passé si naturellement, comme si on en avait l'habitude, comme si on formait un tout. Je me demande si c'était pareil pour Pascal?

Il n'y a pas eu de gênes, ni d'hésitations et je me suis retrouvée en train de l'embrasser et à la caresser aussi. Ses lèvres avait un goût légèrement sucrée, son corps plutôt salé. Ses seins durcissaient sous mes doigts et elle se mordait les lèvres pour étouffer ses cris. Les lèvres à Pascal étaient douces, pressantes, gourmandes et chaudes, nos corps humides s'entremêlaient et on n'a laissé aucun répit à Pascal...

Je ne sais pas si Caro avait prévu ça, mais ce soir, pour la 1ère fois, on avait fait l'amour à 3... C'était pas mal... plutôt assez chaud... très chaud... ;) Ce n'était pas ma 1ère fois, mais auparavant, ça avait toujours été avec une très bonne copine et toujours avec le mec de la copine. Là, c'était différent, dans le sens que c'était mon mec, et que Caroline et moi commencions tout juste à prétendre être de bonne copine.

Épuisés, on s'est laissé tomber sur le dos, Pascal au milieu, entrelacés les uns aux autres. Je crois que c'est à ce moment là qu'on a réalisé ce qui venait réellement de se passer, en tous cas pour ma part. Pascal a été nous chercher à boire, calé dans le lit, bien au chaud, on était détendu et on s'est mis à en parler. C'est là que Caro a dit qu'elle n'était pas saoule autant qu'elle avait voulu nous le faire croire en arrivant, elle a avoué qu'elle ne voulait juste pas se faire remballer.

On a bavardé comme ça longtemps. Je crois que Pascal avait demandé à Caro de rentrer chez elle quant elle s'était jetée sur le canapé. Il voulait qu'on ne soit que les deux à notre réveil. Respectant sa promesse, elle est partie sans que Pascal ait eu besoin de le lui rappeler.

Pour Pascal, c'était une première, alors j'ai prétendu que pour moi aussi. Il n'avait jamais imaginé que c'était possible de faire l'amour avec 2 femmes. Il n'avait jamais pensé que ça pouvait même être bien. Ce n'était pas une 1ère non plus pour Caroline. Je ne voulais pas qu'il se sent seul ou pense qu'il avait des retards par rapport à nous les filles ;) Est-ce qu'on était aussi dévergondée que ça?


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------ Faire l'Amour à 3 ou Hot Sunday - 21.mars.10.dim - (080) ------

Par JaneDo
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Commentaires

Courageuse d'accepter ça! Bon disons que tu n'as pas vraiment le choix au train ou ça va!!! Heureusement que vous avez l'air de bien vous entendre!
Commentaire n°1 posté par Mébeline le 30/03/2010 à 19h26
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