Samedi..... 13 mars 2010 - (072)
Pascal était dans les bras de Caro


Samedi matin, Pascal n'était pas là quant je me suis réveillée vers midi. Il m'avait laissé un message de l'appeler si je me réveillais avant son retour. Je lui ai envoyé un sms et 10mn plus tard, il était à la maison. Entre temps, Thomas était descendu et on buvait notre café accroché au bar de la cuisine en discutant.

Je lui ai raconté ce qui s'était passé avec Caro. Il la trouvait un peu gonflée d'oser me sauter à la gorge avec toute la gentillesse que je lui avais témoigné jusqu'à maintenant. Il me trouvait un peu trop généreuse aussi, me faisant remarqué que jamais au grand jamais quelqu'un ferait la même chose pour moi et m'a demandé si ça ne me gênait pas.

Thomas est remonté chez lui peu après le retour de Pascal. J'ai tout de suite deviné que Pascal avait dû aller chez Caro, je pouvais sentir son odeur sur lui. Je n'ai rien demandé. S'il voulait m'en parler, il le ferait, et s'il préférait me le cacher, c'était tout aussi bien. Si Pascal pensait que je ne me doutais de rien, inutile de le détromper, il apprendrait à mieux me le cacher la prochaine fois et c'était pas la peine. Au contraire, je trouvais presque normal qu'il soit passé vers elle..

Pascal m'avait dit en rentrant jeudi soir, que malgré ce qu'il avait dit plus tôt, il n'avait pas envi de rompre avec Caro. Il n'avait pas aimé nous voir nous disputer et espérait qu'on s'entende bien. Et en plus devant le bar, presqu'au vu de tous. Il pensait qu'il devait me le dire.

Plus tard ce jeudi soir là, après des tonnes de messages de Caro, contrairement à son habitude, Pascal l'avait rappelée. Il avait attendu que je sois endormie, mais de ne plus sentir ses bras, je me suis réveillée. Même s'il parlait à voix basse et qu'il était dans le salon, j'ai tout entendu et je savais avec qui il parlait.

Malgré tout, il avait été un peu froid avec elle au téléphone. Il lui a rappelé que j'étais sa copine et qu'il avait été très déçu d'entendre la manière qu'elle me parlait et, comme à moi, il lui a dit qu'il espérait qu'on s'entendrait et qu'elle devra me présenter ses excuses. Il lui a dit que je n'avais rien à voir dans son refus de la voir vendredi soir, que c'était lui, tout seul comme un grand qui l'avait décidé et qu'il lui avait déjà dit pourquoi. Je ne sais pas ce qu'elle lui disait, mais je pouvais deviner qu'elle pleurait. Elle a dû lui demander de passer, parce qu'il lui a dit qu'il ne pouvait pas, qu'il se verrait le lendemain au bureau. Pascal lui a demandé de ne pas se pointer à son match, et que si elle le faisait, qu'elle prenne sa voiture, qu'il ne pourrait pas la raccompagner. Glups, c'était un peu vache, mais ce qui est sûr, c'est qu'il l'aime quand même aussi!!!

Pascal agissait normalement, et si je n'avais pas senti les effluves de Caroline sur lui, je n'aurais jamais imaginé, ni pu penser qu'il était avec elle quelques minutes plus tôt. En sachant ça, j'ai remarqué les empreintes de ses griffures au bas de sa nuque. Ce n'était pas les miennes parce que je m'étais coupé les ongles!

Après avoir pris un café ensemble, on a été se recouché. On était crevé.

L'après-midi, Pascal avait la musique et à mon réveil, ils étaient déjà en train de répéter. Il avait laissé son natel au salon, j'ai sauté dessus. Pourtant, une fois dans la main, j'ai trouvé la force de ne pas regarder dans son natel. Ouf. Il ne fallait pas que je me laisse entraîner sur ce chemin sinon j'étais bonne pour tomber dans les affres de la jalousie. J'ai sauté sur l'occasion pour appeler Vania, je ne l'avais pas vue depuis un moment et je voulais savoir si elle allait bien. Elle pense avoir rencontré quelqu'un, c'est l'une des filles de l'autre soir, quant elle m'avait entraînée dans son bar homo. J'étais contente pour elle. Après avoir raccroché, je me suis précipitée sur mon ordi pour profiter de l'absence de Pascal.

Le soir, Thomas recevait quelques copains chez lui pour un verre avant de sortir sillonner les bars. Nous, on avait pas l'intention de sortir, ni de passer chez Thomas. C'était difficile, la plupart des copains passait chez Pascal et certains scouatait même. On s'est décidé à faire un tour chez Thomas quant Caroline, elle aussi, est passée nous tenir la jambe et attendre de les voir partir pour pouvoir se cloîtrer à la maison tranquille. De toute façon, j'étais en training, je n'avais pas prévu de sortir. Pascal est monté avec Caro et je me suis changée avant d'aller le rejoindre. J'ai remis ce que j'avais le soir d'avant.

Peu après mon apparition chez Thomas, Caroline m'a entraînée par la main sur la terrasse pour fumer. Encore une fois, elle s'est excusée pour son comportement de jeudi soir. Ses yeux brillaient, elle avait l'air heureuse. On a eu une petite discussion de cœur à cœur. Bon, pas moi, je ne suis pas tellement amateur de ce genre d'exposition. Si d'aventure ça devait m'arriver, je devrais peut-être commencer par mon mec avant de livrer mon cœur à quelqu'un d'autre. C'était drôle, mais on s'entendait de mieux en mieux, il y avait une sorte de complicité entre nous. A cause de ça, je lui ai dis que ce n'était pas grave, que ça nous arriverait sûrement de se disputer encore, mais je n'étais pas rancunière pour ce genre de choses.

Pascal nous observait. Je pense qu'il devait se sentir rassurer de ne pas nous voir nous disputer. Il avait l'air calme et non tendu. Tout à coup, je me suis rappelée de sa disparition du matin et d'avoir senti le parfum de Caro sur lui.


    ▪    Pascal est passé chez toi ce matin?


Elle ne s'attendait pas à celle là et n'avait pas prévu de réponses. Comme traquée, elle a jeté un coup d'œil en direction de Pascal avant d'oser me regarder en face.


    ▪    Il te l'a dit?


Je n'ai rien répondu, ne la quittant pas des yeux et mon silence l'a obligée à me répondre. Pascal était effectivement chez elle ce matin. Elle n'était pas sortie vendredi soir après le match, parce qu'elle savait que Pascal et moi ne sortions pas. Elle avait passé la nuit à tourner en rond dans son appart et n'avait presque pas fermé l'œil. Ça avait été une bonne surprise auquel elle ne s'attendait pas. Pascal lui avait manqué. Comme moi, rien que de l'apercevoir lui aurait suffit pour passer une bonne soirée.

Je lui ai alors avoué qu'il ne m'avait rien dit et là, elle m'a suppliée de ne pas lui dire qu'elle me l'avait confirmé ou même qu'on en avait parlé, sinon il serait sûrement très fâché, pensant qu'elle m'en avait parlé. Je lui ai promis de ne jamais lui en parler sinon il n'oserait plus le faire. Là, elle était d'accord. Elle avait aussi peur qu'il ne lui fasse plus jamais de si joli surprise. Dire qu'elle me disait ça à moi!!!!! Sacré Caro! Mais bon, ça m'arrangeait aussi, je ne voulais pas qu'il sache non plus.

Dès que les invités à Thomas ont commencé à partir, Pascal et moi avons également pris congé pour nous enfermer chez lui et limacer. Miam. Je l'adore. Je crois que je n'ai plus jamais envie de sortir le week-end, je veux juste rester à la maison collée à lui, dans son ombre, même pas besoin de parler juste le regarder naviguer à travers l'appart... Mon l'ambition est de devenir aussi collante que de la super glu. Je ne veux plus jamais sortir de la maison, juste rester engluée dans ses bras jusqu'à la fin des temps...

Une fois de plus, j'avais la tête comme une passoire, je ne me rappelais pas si j'étais sensée être fâchée, ni si je devais discuter avec lui, ni rien. Ce n'est que 2 secondes avant de sombrer aux pays des rêves que je me suis rappelée qu'on devait régler des choses déjà depuis vendredi soir...


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Pascal était dans les bras de Caroline - 13.mars.10.sam - (072) ------

Par JaneDo
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Commentaires

Halala... j'aurai fait une scène, j'aurai pas pu me retenir! :( j'aurai aussi pleuré toutes les larmes de mon pauvre corps!!!
Commentaire n°1 posté par Mara le 23/03/2010 à 00h40
Afff.. je commence à trouver ça normal et même à en avoir l'habitude 
Réponse de JaneDo le 24/03/2010 à 19h35
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